Fondation Hussein Radjabu
L'organisation qui soutient
le développement au Burundi,
dans la Sous-Région des Grands Lacs
et dans d’autres pays d’Afrique.

Burundi Réalités (Bujumbura) 29 Décembre 2007
Publié sur le web le 30 Décembre 2007
Dans une lettre, datée le 27 décembre 2007, adressée au Président de l'Assemblée Nationale, avec une copie, au Président de la République du Burundi, Hussein Radjabu dénonce pour la nième fois les violations impunies de ses droits fondamentaux, de sa famille et de toutes les personnes qui lui ont côtoyé politiquement
Hussein Radjabu, à travers cette correspondance, indique que depuis le fameux congrès de Ngozi, qui n'a pas été en sa faveur, et une action qu'il a intenté contre le Ministère de l'Intérieur sous les numéros RAP 32 et RTC 619, un droit que lui confère la constitution si au moins elle observée, il n'a cessé d'être l'objet de persécutions de la part des membres du CNDD-FDD, des organes de l'Etat dirigés par ses adversaires politiques qui l 'ont suivi même jusque dans sa cellule en prison.
Hussein Radjabu précise que la date du 27 avril 2007 a été la journée qui a déclenché la campagne de sa persécution. Dans cette lettre il revient sur le Procureur Général d'alors qui était censé veiller au respect de la loi a transmis une lettre au Président de l'Assemblée Nationale, dont lui-même, dans laquelle il décrit les faits contenus dans la cause RAP 32 RTC 619 pour demander au Bureau de l'Assemblée Nationale d'autoriser les poursuites pour atteinte à la sûreté intérieur de l'Etat et outrage au Chef de l'Etat
Il accuse le Président de l'Assemblée Nationale, Pie Ntavyohanyuma d'avoir autorisé les poursuites et a été, en ce moment, livré à ses adversaires politiques du CNDD-FDD pour certains et pour les autres d'anciens membres des FDD dans un laps de temps sans lui permettre de présenter ses moyens de défense. Il indique qu'il n'a jamais bénéficié de la présomption d'innocence garantie par la Constitution avant de préciser qu'il n'a pas le droit de bénéficier de l'égalité devant la loi et de sa protection.
Hussein Radjabu indique, dans cette correspondance, qu'il serait édifié s'il pouvais savoir nommément l'autorité qui assume la paternité de son isolement puisque personne n'en assume la responsabilité. Il croit plutôt que le Procureur Général de la République serait responsable de son isolement car, dit-t-il dans cette lette, c'est bien lui qui autorise toutes les visites dans son isoloir.
Dans cette lettre, Radjabu dénonce la violation de son domicile qui se fait impunément. C'est notamment les violations de son domicile enregistrées en date du 18 mai 2007 et du 12 octobre de la même année commises par le Chef de Cabinet de l'Administrateur Général du Service de Renseignement. Précisant les violations faites à son domicile, Hussein Radjabu revient sur sa perquisition ordonnée par le Procureur Général de la République du 18 mai 2007, suite à une plainte déposée par Jérémie Ngendakumana, actuel Patron du Parti CNDD-FDD, qui a abouti a la saisie de tous les véhicules et les maillots de sports qui se trouvaient à son domicile alors que jusqu'à ce jour là aucun dossier pénal sur cette plainte n'avait été ouvert.
S'en référant à l'autorité du Président de l'Assemblée Nationale, en tant que membre de cette institution, Hussein Radjabu lui demande de tout faire pour qu'à tout le moins et conformément au prescrit de l'article 48 de la constitution, d'intervenir pour que ses droits fondamentaux soient respectés.
A travers cette correspondance, Hussein Radjabu refuse que l'Assemblée Nationale, le pouvoir judiciaire, l'Exécutif et le reste du CNDD-FDD se liguent contre lui sans un quelconque cri du Président de l'Assemblée Nationale. La correspondance a été signé par ordre par son Avocat Conseil, Maître Prosper Niyoyankana.